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TOUS
CES BOURGUIGNONS
deux siècles de révolutions
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Au fait, les connaissez-vous tous ?
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Souscrivez à l'ouvrage édité par le Centre de Culture Scientifique et Technique de Bourgogne |
Ces documents sont reproduits à partir de la brochure que M. Jean François Bazin, alors président de la région Bourgogne, avait fait édité à l'occasion du bicentenaire de la révolution française en 1989. Nous le remercions d'avoir autorisé sa publication sur ce site.
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La
marseillaise de l'arc de triomphe à Paris |
"La République n'a pas besoin de savants",
déclare le président du tribunal révolutionnaire qui, le 8 mai 1794,
condamne à mort le chimiste Lavoisier.
Sans doute ce "mot historique" a-t-il été probablement forgé de toutes pièces, après coup. Lavoisier n'en sera pas moins guillotiné. La République a besoin de savants et, au-delà de tout régime politique, l'homme et la société ont besoin des progrès apportés aux sciences et aux techniques. Nombreux sont les Bourguignons qui, de 1789 à 1989, se sont illustrés sur ces chemins de la découverte. On en parle moins que des écrivains, des poètes, des artistes, de soldats ou des hommes politiques.
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Saisissant l'occasion du Bicentenaire de 1789, le Conseil régional de Bourgogne leur rend ici hommage : puisqu'on évoque la Révolution pourquoi ne pas célébrer tous ceux qui ont révolutionné notre temps ?
Les enfants de la Bourgogne, ceux qui sont nés ici, bien sûr. Mais le berceau n'est pas tout. N'est-il pas plus utile de prêter au génie les bancs d'une école, l'avenir d'un laboratoire,, le développement d'une usine, plutôt qu'une simple layette ? Il est juste de signaler la vie et l'œuvre de ceux qui ont étudié et travaillé ici. Sans prétendre, bien sûr, en établir le complet répertoire.
Les sciences sont
en effet multiples, et beaucoup ne sont pas mentionnées ici : l'anthropologie,
la botanique, la philosophie,
l'histoire, la géologie et la géographie, les lettres et les sciences humaines,
les sciences juridiques et économiques, d'autres encore. Il a fallu opérer des
choix, ne retenant que les sciences ayant conduit à l'évolution des techniques.
Cela ne signifie nullement que l'on ignore, que l'on oublie tout le reste. Bien
au contraire.
En 1988, on commémorait la mort de Buffon. Ce n'était pas la fin d'une époque, mais une étape de l'intelligence humaine. Dans toutes les disciplines scientifiques et techniques, d'autres savants, d'autres chercheurs ont fait progresser à leur tour les connaissances et le génie de l'esprit. Ces hommes pensaient comme Buffon : " dans la nature, il ne faut rien voir d'impossible, s'attendre à tout et supposer que tout ce qui peut être, est. " Ce qui est de la nature l'est aussi de la vie et de la matière.
Trois enfants de Bourgogne illustrent à merveille ces deux siècles de progrès humain :
Nicéphore Niépce, l'inventeur génial et solitaire : il est à l'origine
de l'une des plus grandes révolutions du monde moderne, celle de l'image. De
la photographie au cinéma, de la télévision au minitel.
Pierre Larousse se lance dans un travail de titan. Il entreprend et réalise l'équivalent de l'Encyclopédie au XIXème siècle, offrant au monde moderne la clé de la diffusion universelle des connaissances. L'univers des communications et télécommunications.
Gustave Eiffel, l'ingénieur qui jette un viaduc entre la science et la technique, qui élève une tour inutile et splendide pour le premier centenaire de 1789. Inventer, diffuser les connaissances n'est pas tout, encore faut-il rendre possible le rêve humain, grâce à la maîtrise des techniques, grâce à la volonté, grâce à l'imagination, grâce à un constant défi de l'esprit.
Tous trois, comme tous les autres, sont des hommes de passion, d'enthousiasme, d'obstination. Des hommes de cœur, sachant que science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
Il n'y a donc aucune raison de ne pas être fier d'être Bourguignon. Et pourquoi ne pas rester passionnément fidèle à cet amour bourguignon du progrès ?
Jean-François BAZIN